Consignes oiseaux

Vous venez de découvrir un oiseau supposé blessé ou en détresse… mais avant toute intervention, appelez le soigneur de permanence qui validera avec vous la nécessité d’une prise en charge, vous donnera des consignes pour vous protéger et pour protéger l’animal et vous donnera des conseils pour réaliser les premiers soins et/ou le nourrissage le temps de son arrivée au centre :

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Etape 1 : Juger de la nécessité de prise en charge

Tous les animaux présentant des traces de sang, des ailes tombantes, apathiques et affaiblis doivent être rapidement récupérés. Une attention devra être portée aux jeunes non volants mais pour lesquels une prise en charge n’est pas toujours nécessaire (voir plus loin).

Etape 2 : La capture

La capture est réalisée à l’aide d’une épuisette ou, à défaut d’une serviette ou d’un tissu déposé sur le dessus de l’oiseau et rapidement enroulé autour du corps pour éviter le déploiement des ailes. L’utilisation de gants est vivement recommandée pour la manipulation des rapaces. Toujours tenir le cou des échassiers (héron, aigrette, cigogne, grue…) et le tenir éloigné de votre visage (attention aux yeux).


Etape 3 :
La contention

L’oiseau est rapidement placé d’un carton préalablement percé de quelques trous de petites tailles. Celui-ci doit être solidement fermé (scotch, ficelle…) pour éviter toute fuite de l’animal. Eviter l’utilisation de cages ou de caisses de transport, à défaut ceux-ci seront recouverts d’un tissu pour tranquilliser l’oiseau. Le carton doit être placé dans une pièce chauffée et au calme. Du journal, du papier absorbant ou du tissu peut être déposé au fond du carton.

Etape 4 : Le transport

Appeler préalablement le centre de sauvegarde avant transfert d’un animal vers l’infirmerie ou un vétérinaire partenaire afin d’assurer une couverture réglementaire à votre transport d’une espèce protégée. Mettre le carton au sol afin d’éviter les chutes. Ne jamais laisser le carton derrière une vitre, en particulier en période estivale.

En cas de collision récente contre une vitre ou un véhicule, il est préférable d’attendre plusieurs heures avant d’organiser le transfert de l’animal vers l’infirmerie. Un transport prématuré pourrait être fatal. Laissez l’animal enfermé dans une pièce sombre, au chaud et au calme, pendant 3 à 5 heures. Si choc léger, l’oiseau s’envolera spontanément.

Etape 5 : Le nourrissage

Ne nourrissez jamais et de donnez jamais à boire à un animal victime d’un traumatisme crânien ou en hypothermie. Vous risquez de le tuer (mauvaise digestion, noyade, stress, hémorragie…). Sachez que les animaux peuvent jeuner 48 heures, il est préférable d’attendre les consignes du soigneur avant d’agir.

Cas particuliers :
Pour certaines espèces, les jeunes quittent parfois prématurément les nids sans qu’ils soient pour autant en détresse. C’est notamment le cas pour le Merle noir, la Chouette hulotte ou le Hibou moyen-duc qui restent sous la surveillance des adultes. Pour de tels cas, en dehors de l’observation de signes de détresse (blessures, affaiblissements…), les oiseaux peuvent être laissés sur place ou mis en sécurité sur une branche à proximité du lieu de découverte. Dans bien des cas, les adultes ne sont pas loin et attendent votre départ pour poursuivre le nourrissage de l’oisillon.

Dans tous les cas, appelez le centre de sauvegarde qui jugera avec vous de la réelle nécessité de prise en charge. Mais n’essayez pas de vous en occuper vous même. Au-delà de la réglementation qui interdit toute détention et élevage d’animaux de la faune sauvage par un particulier, une alimentation spécifique doit être apporté aux oisillons et des techniques particulières d’émancipation doivent être réalisées pour permettre une adaptation parfaite de l’animal à son futur environnement.