Nos missions

Le champ d’activité du centre de sauvegarde est particulièrement vaste. Si les soins à la faune sauvage en détresse constituent l’essence même de l’établissement, CRESREL assure des missions d’intérêt général et d’utilité publique importantes.

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PRISE EN CHARGE REGLEMENTAIRE DES ANIMAUX SAUVAGES

Conformément à la règlementation en vigueur (circulaire du 12 juillet 2004), les centres de sauvegarde sont les seules structures habilitées à détenir et soigner des spécimens de la faune sauvage en vue de leur réinsertion dans le milieu naturel. Ces structures autorisées par arrêté préfectoral servent d’appuis :

  • Aux particuliers et/ou associations de protection de la Nature, découvrant un spécimen de la faune sauvage en détresse,
  • Aux vétérinaires,
  • Aux services de l’Etat (ONCFS, Pompiers, Gendarmerie, Douanes…) dans le cas de sauvetage ou de procédures judiciaires (infraction règlementation CITES, tirs illégaux…).

CRESREL permet la prise en charge d’animaux de la faune sauvage protégée ou partiellement protégée (espèces gibiers chassables) dans un cadre règlementaire, que ce soit au niveau de la détention, des soins prodigués, du transport et du relâcher. Le centre pallie ainsi la détention illégale d’animaux protégés par les particuliers et les vétérinaires. Les soins sont réalisés par des personnels qualifiés, dans des locaux adaptés, sous couverts de vétérinaires référents et des services départementaux de la DDCSPP.

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SAUVEGARDE D’ESPECES PROTEGEES

CRESREL est habilité à prendre en charge la plupart des espèces d’oiseaux et des petits mammifères (moins de 15 kgs) de la faune métropolitaine.

Près de 75% des espèces accueillies sont strictement protégées (notamment par les arrêtés des 29 octobre 2009, fixant la liste des oiseaux protégés, et 23 avril 2007, fixant la liste des mammifères protégés) sur le territoire métropolitain. 20% sont des espèces gibiers chassables dont la détention, le transport et les relâchés sont également règlementés.

Les centres de sauvegarde sont les seules structures habilitées pour la prise en charge d’espèces bénéficiant de Plans nationaux d’actions. Ils sont ainsi amenés à récupérer, soigner et réhabiliter en vue de leur réinsertion dans le milieu naturel des Milans royaux, des chiroptères (= chauves-souris), des Balbuzards pêcheurs… Ils assurent également la réhabilitation, ou sont en capacité de réaliser des soins, d’un certain nombre d’espèces à forte valeur patrimoniale pour le Grand Est (espèces inscrites sur la liste rouge régionale, en annexe 1 de la Directive Oiseaux, espèces bénéficiant de programmes d’actions…) : Pygargue à queue blanche, Busard cendré, Busard Saint-Martin, Busard des roseaux, Cigogne noire, Grand-Duc d’Europe, Chevêche d’Athéna, Faucon pèlerin…

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INFORMATION / MEDIATION NATURE

Au-delà des soins réalisés sur les animaux, la gestion des appels téléphoniques et des sollicitations représente une part considérable de l’activité du centre de sauvegarde. Qu’il s’agisse de l’organisation des rapatriements des animaux dans des conditions optimales et sécurisées vers le centre ou les vétérinaires partenaires, juger de la nécessité d’intervention ou tout simplement prodiguer des conseils, CRESREL joue un rôle important dans la sensibilisation du public. Dans bien des cas, ce travail préliminaire est indispensable pour éviter le transfert d’animaux qui ne le nécessitent pas (et limiter en conséquence la charge de travail à posteriori du centre), rappeler la règlementation en vigueur (éviter la détention illégale d’animaux par les particuliers) …

Dans certains cas, il s’agit d’accompagner les particuliers et/ou les collectivités, les services de l’état… sur les problématiques de cohabitation d’espèces protégées avec l’Homme (recherche de solutions techniques, information sur la règlementation…).

 

FORMATION AUX PREMIERS GESTES 

En raison de la charge de travail de soins et de gestion des appels, CRESREL n’a pas pour vocation, sauf cas très particuliers, à récupérer lui-même les animaux en détresse dans la Nature. Afin de permettre une récupération sécurisée, pour les intervenants et pour les animaux, le centre s’efforce de former des particuliers et des professionnels (agents de l’Office français de la biodiversité, agents des EPTB, agents de l’ONF, agents des fédérations départementales de pêche et de chasse, techniciens des associations de protection de la Nature, techniciens des parcs naturels régionaux, agents de voirie (Conseil départemental, société d’autoroutes…), agents des réseaux télécom et transport d’électricité, pompiers, gendarmerie, vétérinaires et personnels liés…) susceptibles d’être confrontés à la découverte et/ou à la manipulation d’animaux en détresse. Il ne s’agit pas de formations aux soins (pratiques réservées aux soigneurs agréés et aux vétérinaires) mais des formations à la capture, à la contention, à la manipulation et au transport des animaux en vue d’un transfert vers le centre, ainsi que l’information sur la règlementation en vigueur.

Ces formations permettent de disposer à l’échelle des territoires de personnels qualifiés susceptibles d’aider au rapatriement dans les plus brefs délais, dans un cadre sécurisé et autorisé, des animaux en détresse.

 

EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT / SENSIBILISATION

De par leurs activités, les centres de sauvegarde reçoivent un écho très favorable de la part du Grand public. La communication assurée par les centres permet de sensibiliser le public, jeune ou moins jeune, à la préservation des espèces et de leurs habitats. La tenue de stands, les conférences, les relâchers publics, les animations scolaires, l’information régulière des activités par la presse et/ou les réseaux sociaux… sont autant d’outils de promotion de l’environnement.

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BIOSURVEILLANCE

Les centres de sauvegarde sont bien souvent les premières sentinelles pour détecter les problèmes environnementaux. Qu’ils s’agissent d’empoisonnements, de maladies, de problèmes parasitologiques, des phénomènes climatologiques… CRESREL est en première ligne pour collecter des données et faire remonter aux administrations concernées. CRESREL s’efforce d’assurer une veille sanitaire permanente de la faune et participer aux programmes d’épidémiosurveillance : partenariat avec le réseau SAGIR (pour les problématiques de mortalité massive, empoisonnement, maladies…), l’ANSES (rage sur les chiroptères), l’INRA (tiques…) mais aussi d’apporter une réponse adaptée lors de cas d’épizooties aviaires (récupération d’animaux dans des conditions sanitaires adaptées et transfert aux structures adaptées).